Mesures clés pour accélérer la création de richesse, le programme d’Alassane Ouattara

Mesures clés pour accélérer la création de richesse, le programme d’Alassane Ouattara

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 Secteur 1 / Agriculture, ressources animales et halieutiques et chaînes agro-alimentaitres :

  • Intensification de la mécanisation pour une meilleure productivité et compétitivité agricole ;
  • Professionnalisation des producteurs et renforcement des services financiers et des services d’assurances des risques agricoles ;
  • Renforcement de l’accessibilité des petits paysans aux intrants et matériel végétal performant à haut rendement ;
  • Accélération de la transformation des chaînes de valeur rizicole et du manioc ;
  • Promotion d’une aquaculture et d’une pisciculture compétitives, et développement des infrastructures de production, de transformation, de conservation des produits animaux et halieutiques à travers la promotion d’élevages modernes ;
  • Création d’une structure d’encadrement et de développement de la pisciculture ;
  • Accès aux activités génératrices de revenus et au microcrédit ;
  • Doublement des rendements de la noix de palme non industrielle afin d’améliorer la compétitivité de la filière.

Secteur 2 / Forêt, bois, industrie du bois et immobilier, préservation de l’environnement :

  • Reprise en main effective des forêts classées infiltrées par les planteurs qui bénéficieront d’Activités Génératrices de Revenus de même que les populations riveraines des parcs et réserves ;
  • Renforcement des filières vertes et du développement durable pour assurer la protection durable de l’environnement et la réduction des risques de catastrophes ;
  • Renforcement de la résilience du littoral à travers un engagement résolu à la plate-forme WACA (West Africa Coastal Areas) pour soutenir les connaissances, les partenariats et les investissements dans la gestion des zones côtières ;
  • Développement d’un plan national d’investissement multisectoriel, incluant les points chauds de la dégradation côtière (Assinie, Grand-Bassam, Abidjan, Grand-Lahou, et San- Pédro) ;
  • Développement de la sylviculture et de l’industrie du bois afin de soutenir les besoins des secteurs économiques clés, dont notamment la construction et l’ameublement.

Secteur 3 / Industrie, commerce et artisanat :

  • Poursuite de la facilitation de l’accès des PME à la commande publique et aux marchés privés ;
  • Développement de l’industrie automobile en Côte d’Ivoire : usines de montage ;
  • Mise en place du fonds d’industrialisation de la Côte d’Ivoire ;
  • Création d’une zone industrielle textile pour la relance des industries du tissu et du vêtement ;
  • Transformation des produits du caoutchouc naturel via l’attraction d’acteurs internationaux;
  • Elaboration et mise en œuvre du programme de développement du commerce intérieur prévoyant l’assainissement du secteur du commerce et la suppression des monopoles de fait dans certaines filières (bois, viande, poisson, commerce de détail) ;
  • Création d’un fonds de garantie pour faciliter le financement et la professionnalisation du secteur de l’artisanat ;
  • Accompagnement pour la commercialisation en ligne des produits artisanaux (Plateforme e-commerce).

Secteur 4 / Mines et hydrocarbures :

  • Création de Pôle intégré «downstream» aux normes internationales sur les activités raffinage/trading/stockage pour assurer l’approvisionnement national et à l’hinterland ;
  • Développement d’une carte géologique du pays, qui sera accessible à tous les investisseurs ;
  • Intensification de la répression contre l’orpaillage clandestin et extension du déguerpissement à l’ensemble du territoire national en relation avec les services judiciaires ;
  • Renforcement de l’encadrement des artisans miniers à travers la création de chantiers- écoles ;
  • Intensification des campagnes de promotion du bassin sédimentaire ivoirien auprès de nouveaux majors pétroliers et des investisseurs locaux ;
  • Amélioration de la compétitivité du corridor ivoirien pour se positionner en hub pétrolier de la sous-région.

Secteur 5 / Industrie du tourisme, des arts et des loisirs :

  • Adaptation de l’offre académique aux besoins de 230.000 professionnels du tourisme additionnels ;
  • Poursuite de la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement touristique baptisée « Sublime Côte d’Ivoire » destinée à accroître l’offre touristique national en mettant en valeur le riche patrimoine culturel et naturel de notre pays ;
  • Réalisation sur l’ensemble du territoire national d’infrastructures et de lieux d’expression culturelle ;
  • Construction de la bibliothèque dénommée « Bibliothèque de la Renaissance Africaine » à Abidjan dans le cadre de notre politique de promotion et de valorisation du livre, ainsi que de la maison du cinéma ;
  • Création par décret de 7 zones d’intérêt touristiques prioritaires et protégées ;
  • Construction de la cité de la culture, des sciences et techniques à Yamoussoukro, d’une structure de formation de type universitaire, de trois lycées d’enseignement artistique et neuf centres techniques des Arts appliqués.

RENFORCER LE RÔLE DU SECTEUR PRIVÉ ET LE CAPITAL PRIVÉ

  • Développement et promotion des champions nationaux, en les aidant notamment à établir des partenariats stratégiques ou commerciaux avec des acteurs internationaux afin de renforcer leur intégration dans les chaînes de valeur mondiale…
  • Promotion et prise de participation dans des ‘joint-ventures’ pour la transformation des produits nationaux et le développement de labels nationaux (made in Cote d’Ivoire) ;
  • Appui direct aux PME et PMI nationales en milieu rural/agricole et urbain, afin d’accroître leurs capacités d’investissement et de production, de commercialisation, et ainsi de génération de revenus et de création d’emplois ;
  • Facilitation de l’accès au crédit et renforcement des capacités d’absorption des PME et PMI, afin d’augmenter le taux de crédit à l’économie de 19.53% en 2020 à 70% en 2030.

Entrepreneuriat en milieu rural

  • Transformation des paysans et des jeunes éduqués en entrepreneurs agricoles modernes, par la promotion d’une classe d’entrepreneurs dans les activités agropastorales – agriculture, élevage, aquaculture ;
  • Appui aux entrepreneurs agricoles à accéder non seulement à la terre, mais aussi à l’habitat.

Entrepreneuriat en milieu urbain

  • Mise en œuvre d’un programme de formation des jeunes opérateurs en milieu urbain à travers un système de reconversion ou de formation qualifiante ciblant les métiers de l’agriculture et l’agro-alimentaire, l’habillement, l’habitat, le numérique et le tourisme ;
  • Facilitation de l’accès au crédit, notamment à travers les institutions de finance inclusive; • Facilitation de l’accès à l’habitat, notamment à travers des mécanismes de promotions immobilières et de location-vente adaptés aux milieux urbains.

TRANSFORMER LE FINANCEMENT DE L’ÉCONOMIE

Accroissement du financement privé de l’investissement public à travers des mécanismes renforcés de Partenariat Public-Privé ;

  • Mobilisation des financements pour l’économie à travers la Caisse des Dépôts et Consignations afin d’en faire un véritable le levier du financement des différents secteurs porteurs de croissance ;
  • Réforme du cadre institutionnel du secteur de la microfinance pour améliorer les conditions d’accès au crédit, et assurer la protection des emprunteurs ;
  • Accroissement des financements pour les entrepreneurs, les PME et PMI au sens large, à travers le renforcement du système de garanties et de sûretés financières, et les services d’assurance des risques financiers.

Mobilisation de l’Épargne domestique

  • Développement de l’épargne contractuelle de long terme et mobilisation de l’épargne auprès des systèmes d’assurances retraite public et privé ;
  • Développement des marchés domestiques à court terme pour offrir et faciliter des solutions de financement de la trésorerie des opérateurs économiques et de l’État.

Financements innovants et alternatifs

  • Développement de nouveaux produits et services financiers innovants ;
  • Renforcement de l’inclusion financière grâce à de nouvelles solutions de bancarisation notamment les banques digitales, et le système des correspondants bancaires.

RENFORCER LE CLIMAT DES AFFAIRES

  • Mise en œuvre des réformes afin de hisser la Côte d’Ivoire parmi les tops 50 du classement Doing Business avant l’année 2030 ;
  • Simplification de l’impôt synthétique, applicable aux petites entreprises et aux acteurs de l’informel afin d’inciter ces derniers à se formaliser. Cette mesure sera accompagnée d’une facilitation à l’accès au crédit pour les petites entreprises formelles ;
  • Mise en place d’un système d’information géographique du foncier urbain et rural pour une modernisation en profondeur du cadastre ivoirien et la consolidation des droits de propriété. Montant 30 milliards de F CFA (Projet IGN-FI financement mobilisé avec BPI France) ;
  • Accélération des réformes engagées pour améliorer l’environnement des affaires, notamment dans le cadre du Doing Business, du Millénium Challenge Corporation ainsi que l’Open Gouvernement Partnership (OGP) ;
  • Mesures de suivi et d’accompagnement des intentions d’investissement étranger ;
  • Renforcement de la prévention et de la lutte contre la corruption et les infractions assimilées.
  • Développement de la compétitivité de l’économie ivoirienne avec les infrastructures économiques

 Transport

  • Étendre le réseau routier bitumé, reliant toutes les capitales départementales en routes praticables en toutes saisons ;
  • Relancer le développement et l’extension du réseau ferroviaire, de manière à doubler son linéaire d’ici 2030 (passer de 639 km en 2020 à 1 300 km en 2030) ;
  • Conception, financement et exploitation du nouvel aéroport international de San-Pédro et son aérocité ;
  • Construction du port sec de Ferkessédougou ;
  • Renforcement des capacités des infrastructures portuaires pour soutenir la politique d’amplification du volume des échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et le reste du monde ;
  • Construction de 8 gares lagunaires de transport interurbain de passagers et de marchandises le long des 300 km de lagune ;
  • Augmentation de l’offre de transports publics dans les grandes villes pour réduire les coûts de déplacement des travailleurs.

Électricité

  • Electrification de toutes les localités de plus de 500 habitants à l’horizon 2025.
  • Augmenter le taux d’électrification de 79,6 % à fin 2020 à 100 % en 2025 ;
  • Poursuite du Programme Electricité Pour Tous (PEPT) qui favorisera l’accès à l’électricité à 200 000 ménages par an pour les populations vulnérables ;
  • Electrification de tous les villages de plus de 500 habitants à l’horizon 2021 ;
  • Construction du barrage de Tiassalé (51 mw) ;
  • Construction de nouvelles centrales hydroélectriques, microcentrales hydroélectriques, centrales thermiques à cycle combiné et à charbon au cours des 5 prochaines années pour accroître les infrastructures de production d’énergie électrique.

Eau

  • Programme Eau Pour Tous pour la réalisation de 200 systèmes complets d’hydraulique urbaine dans 200 sous-préfectures en Côte d’Ivoire ;
  • Sécurisation des ressources mobilisables pour l’alimentation en eau potable ;
  • Réhabilitation des infrastructures hydrauliques humaines ;
  • Alimentation en eau potable des localités non-sous-préfectures de 4000 à 5000 habitants; • Construction de cinq (5) réservoirs de 5000 m3 chacun pour permettre le stockage d’eau potable à Abobo-Baoulé, Cocody, Marcory/Koumassi, Route de Bassam, Zone Ouest – Bas Service ;
  • Réalisation de 500 forages équipés de pompes à motricité humaine, 81 systèmes d’Hydraulique.

Développement de la compétitivité de l’économie ivoirienne avec le Numérique et les TIC

  • Accélération de la digitalisation de l’administration, des démarches administratives et du secteur privé ;
  • Vulgarisation des TIC auprès de toutes les couches de la population, en offrant un accès à coût réduit…
  • Amélioration de la qualité du service et couverture intégrale du territoire en téléphonie et Internet haut-débit avant 2025 ;
  • Généraliser l’accès à Internet haut débit aux ménages (le last mile) ;
  • Réforme du cadre juridique du VITIB et mise en œuvre de son plan de développement ; • Augmentation des capacités de formation d’ingénieurs et techniciens spécialisés en IT et en Télécommunication des structures publiques et privés d’enseignement de l’informatique et des TIC : l’ESATIC, l’INHP, les filières informatiques des universités et du centre de formation de la SNDI).

Développement de la compétitivité de l’économie ivoirienne avec le cadre de vie

Hygiène et Assainissement

  • Amélioration du cadre de vie des populations (assainissement, hygiène, etc.) ;
  • Poursuite des efforts de gestion durable des déchets solides et liquides et des déchets dangereux afin d’assurer aux populations un cadre de vie sain ;
  • Poursuite de l’organisation de la collecte, du transport et du traitement des déchets solides ménagers et assimilés dans les villes ;
  • Développement d’une véritable filière de transformation des déchets plastiques. 

Accès aux logements sociaux

  • Accélération des programmes de construction de logements sociaux, dont notamment la construction de 500.000 logements sociaux et économiques dont 350.000, à Abidjan d’ici 2030 ;
  • Réhabilitation des 500 ha de zones urbaines de logements précaires en vue d’accroître l’accès des citoyens à un toit et un cadre de vie décent, notamment ceux disposant de faibles revenus ;
  • Mise en place de solutions de financement pour les ménages éligibles aux logements économiques et sociaux ;
  • Mise en place de 4 mesures ciblées pour réduire de moitié les coûts de construction des logements économiques et sociaux ;
  • Mise en place d’une plateforme unique à destination des promoteurs immobiliers afin de faciliter l’ensemble de leurs démarches administratives ;
  • Mise en place de nouvelles procédures et régulations pour assurer la régularisation foncière et l’application des règles urbanistiques.

Les mesures clés pour les PME

Allocation de 1/3 des marchés publics aux PME, contre 1/5 dans le code actuel ;

  • Fonds de soutien aux PME et Grandes Entreprises ;
  • Définition d’un volume annuel de marchés dédiés aux PME ;
  • Formation à la participation aux marchés publics ;
  • Simplification des procédures de passation des contrats et de signature des marchés ;
  • Réduction des délais de paiement aux PME à 45 jours, contre 90 jours aujourd’hui ;

Loi sur le contenu local :

– Priorité et obligation à la fourniture de produits assemblés, fabriqués ou vendus localement.

– Publication transparente des fournitures et services concernées

Réduction du tarif annuel de la boite postale physique :

– PME/PMI/SARL : de 124.500 FCFA à 30.000 F CFA

– Professions libérales : de 104.500 F CFA à 30.000 F CFA

Les mesures clés pour les grandes entreprises

  • Création d’un organisme de promotion à l’exportation ;
  • Simplification de la fiscalité (foncier, autres impôts) et instauration de modalité de paiement numérique ;
  • Réduction du tarif annuel de la boite postale physique :
    – Société Anonyme : de 154.000 F CFA à 100.000 F CFA

Les mesures clés pour les artisans et entrepreneurs secteurs informels

  • Fonds d’Appui au secteur informel ;
  • Fonds de garantie ou de caution mutuelle pour les artisans et les entrepreneurs du secteur informel ;
  • Création d’un dispositif de refinancement des artisans et des entrepreneurs du secteur informel ;
  • Création de sites dédiés aux artisans pour le recasement et dans le cadre des programmes d’aménagement urbains (Abidjan-N’Dotré, Bassam, Principale capitale régionale de l’Intérieur);
  • Création d’un organisme de promotion des produits des artisans et des TPE (gestion Etat/ chambre des artisans et des métiers) ;
  • Simplification de la fiscalité (foncier, autres impôts) et instauration de modalité de paiement numérique ;
  • Réduction du tarif annuel de la boite postale :

– Boite postale physique – Artisans et TPE : de 54.100 à 10.000 F CFA

– Boite postale digitale – Artisans et TPE (nouveau produit) : 5.000 F CFA.

Les mesures clés pour les agriculteurs

  • Immatriculation et la délivrance de certificats fonciers ;
  • Amélioration de l’accessibilité des petits paysans aux intrants et matériel végétal performant à hauts rendements ;
  • Création de structures publiques ou de partenariat avec des entités privées de développement de semences subventionnés ;
  • Création d’un fonds de mécanisation et de modernisation de l’Agriculture ;
  • Acquisition avec garantie de l’Etat et mise à disposition selon des mécanismes à coût réduit ;
  • Création d’un fonds d’investissement et d’accélération de la modernisation de l’agriculture ;
  • Développement d’unités agricoles modernes de taille rentables à céder à des privés nationaux ;
  • Création de centres régionaux de développement de la mécanisation.

 

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