Lutte contre la pauvreté en Côte d’Ivoire : une analyse économique et financière de la filière manioc dans la ville de Daloa, Revue Française d’Economie et de Gestion, 2022

Lutte contre la pauvreté en Côte d’Ivoire : une analyse économique et financière de la filière manioc dans la ville de Daloa, Revue Française d’Economie et de Gestion, 2022

Auteurs : BAMBA Vadoua et KOUADIO Kokola Eric

Organisation affiliée : Revue Française d’Economie et de Gestion

Type de publication : Article

Date de publication : 2022

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*Les Wathinotes sont des extraits de publications choisies par WATHI et conformes aux documents originaux. Les rapports utilisés pour l’élaboration des Wathinotes sont sélectionnés par WATHI compte tenu de leur pertinence par rapport au contexte du pays. Toutes les Wathinotes renvoient aux publications originales et intégrales qui ne sont pas hébergées par le site de WATHI, et sont destinées à promouvoir la lecture de ces documents, fruit du travail de recherche d’universitaires et d’experts.


 

Production et coût de production

La ville de Daloa à l’image de la production nationale de manioc a connu beaucoup de variation ces  dernières  années  (2014-2018).  La  production  a  connu  une  forte croissante  entre  2014  et 2015, par la suite, une baisse est observée. En 2017 la production fut la plus élevée de 2014-2015. Depuis 2017 la production est au ralenti. La production s’élevant à 490 000 Kg sur l’échantillon d’étude, sur cette production 48% sont destinées à l’autoconsommation (237 000 Kg). Les coûts de production varient souvent avec le type de manioc cultivé. La différence est faite dans le processus de production. Notamment les récoltes, de l’évacuation et du rendement par hectare.

Discussion

Le compte  de  résultat des  différents  acteurs  de  la  chaine  de  valeurs  manioc  indique  que  le maillon transformation / commercialisation est le plus rentable avec en moyenne un profit net respectif de 11 533000 FCFA, soit un taux de120%. A budget financier, le revenu netestde15 300000FCFA avec un taux de profit de 153%.L’activité de production qui n’exige pas d’engagement énormes  rapporte  un  taux  de  profit financier de cet acteur dans l’ordre de178%(PFN=3 240 000). Le profit économique net (PEN) est largement supérieur à 1. L’activité est donc rentable. Le producteur rentabilise au mieux et fait  un  usage  efficace  de  ses  ressources.

Pour  la  chaîne  collecteur/  revendeur,  le  taux  de rentabilité est de 191%. Toutefois, une analyse de budget économique indique que l’activité à prix financier est plus profitable qu’à prix social. Le profit est passé de 3 560 000 à 2 885000FCFA. Comme conséquence, cela engendre la chute du taux de profit(ratio coûts/bénéfices) de 191% à 33,94%. Il faut noter que le profit de ce maillon pour le prix financier est supérieur à celui des producteurs.

Le compte  de  résultat des  différents  acteurs  de  la  chaine  de  valeurs  manioc  indique  que  le maillon transformation / commercialisation est le plus rentable avec en moyenne un profit net respectif de 11 533000 FCFA, soit un taux de120%

Le revenu du budget financier des producteurs est obtenu par le produit entre prix bord-champ reçu par les producteurs (20 FCFA/Kg) et la production (253 000 Kg). A noter que dans le maillon commercialisation à un taux de profit de 153% (PFN=15300000; PEN=9150 000).  Le prix de commercialisation des produits (attiéké, placali…) est de 100 FCFA. Ce prix multiplié par le volume de production donne le revenu du budget financier. L’analyse de la variable du cout de protection effective (CPE) qui évalue les effets conjoint des données de Protection sur la production et les consommations en intrants est supérieurs à 1 pour tous les maillons à la fois producteur, collecteur et commerçant.

 

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