Dépenses publiques d’éducation et marché du travail en Côte d’Ivoire, World Organization of Applied Sciences, Juillet 2021

Dépenses publiques d’éducation et marché du travail en Côte d’Ivoire, World Organization of Applied Sciences, Juillet 2021

Auteurs : Arthur Ouattara, Wilfried Aki Lela et Raoul Tape

Organisation affiliée : World Organization of Applied Sciences

Type de publication : Article

Date de publication : Juillet 2021

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Politiques gouvernementales

A présent,  nous  analysons  les  effets  de  quelques  mesures  de  politique  gouvernementale  en  matière d’éducation sur le comportement des apprenants, sur le marché du travail et sur les agents économiques. Trois politiques de simulations sont présentées.

Dans une première simulation (Sim1), la politique consisterait à une augmentation des dépenses d’éducation de 6,64%. Pour la deuxième simulation (Sim2), l’ensemble des dépenses publiques en éducation est accru de 10,00%. La troisième simulation (Sim3) implique le double de la seconde. Nous supposons qu’en augmentant les dépenses dans tous les secteurs d’éducation cela permettrait d’améliorer  le  comportement  des  élèves  et étudiants ainsi que leur niveau de qualification. Nous souhaitons évaluer si cette politique aurait des effets positifs sur le comportement des étudiants, telle qu’une réduction des échecs scolaires et une meilleur adéquation formation-travail.

Effet sur le système éducatif

La hausse des dépenses accordée au secteur éducatif sur le plan national améliore le comportement des élèves et étudiants. Le taux de réussite par cycles et par établissements a réellement augmenté avec une réduction du nombre d’abandon dans chaque zone. La hausse des dépenses d’éducation de 6,64% (sim1) améliore le comportement des élèves avec plusieurs d’entre eux qui sont prêts à continuer leur formation, soit 0,1% au primaire et 0,15% au secondaire. Au cycle primaire, les diplômés des écoles publiques augmentent de 0,03% en zone urbaine et 0,04% en zone rurale. et le nombre d’élèves diplômés qui quittent l’école pour rentrer sur le marché du travail baisse en moyenne de 0,16% au primaire et 0,14% au secondaire dans les zones rurales.

En prenant la décision de financer l’éducation de 10%, on observe une amélioration du comportement des élèves  par  rapport  à  la  première  simulation.  Ainsi, cette  simulation(sim2), entraine  une  baisse  des taux d’abandon au primaire, au secondaire et au supérieur respectivement de 1,03%,0,57% et 0,53%. Le nombre de diplômés au  secondaire, dans les zones rurales s’accroît plus rapidement. Les  effets  sont également plus importants  chez les  apprenants du supérieur des zones  rurales avec  un  taux d’accroissement de  diplômésd’environ0,21%(voir annexe 3).

La hausse des dépenses accordée au secteur éducatif sur le plan national améliore le comportement des élèves et étudiants. Le taux de réussite par cycles et par établissements a réellement augmenté avec une réduction du nombre d’abandon dans chaque zone. La hausse des dépenses d’éducation de 6,64%

Dans le dernier scénario, le gouvernement décide d’accroître les dépenses publiques d’éducation de 20%. Le comportement des étudiants s’améliore davantage par rapport aux deux précédentes simulations. Le taux d’abandon baisse encore  plus, soit en  moyenne  de  1,38%  par  cycle  et  par  zone  de  résidence.  Le  nombre d’étudiants diplômés au supérieur continu de s’accroitre (0,60%) et sont désormais plus incités à continuer les études plutôt qu’à rentrer sur le marché du travail.

 

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